Le budget 2025 a été adopté par l’Assemblée nationale, apportant plusieurs ajustements fiscaux qui impacteront les particuliers. Tour d’horizon des principales mesures.

Revalorisation du barème de l’impôt sur le revenu

Pour compenser l’inflation et préserver le pouvoir d’achat, les tranches d’imposition des revenus 2024 seront augmentées de 1,8 %.

Nouveau barème 2024 :

  • Jusqu’à 11 497 € : 0 %
  • De 11 498 à 29 315 € : 11 %
  • De 29 316 à 83 823 € : 30 %
  • De 83 824 à 180 294 € : 41 %
  • Plus de 180 294 € : 45 %

Cette revalorisation permettra de limiter l’impact de l’inflation sur l’imposition des foyers fiscaux et d’éviter que des revenus modestes ne passent dans des tranches supérieures.

Nouvelle contribution pour les plus hauts revenus

Une imposition minimale de 20 % est introduite pour les revenus très élevés. Si l’impôt sur le revenu et la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus (CEHR) ne permettent pas d’atteindre ce seuil, une contribution différentielle sera appliquée.

Cette mesure concerne les contribuables avec un revenu fiscal de référence (RFR) supérieur à :

  • 250 000 € pour une personne seule,
  • 500 000 € pour un couple.

Un acompte de 95 % devra être versé entre le 1er et le 15 décembre 2025, garantissant ainsi une contribution immédiate aux finances publiques. Cette taxe vise à renforcer la justice fiscale et à réduire les inégalités en imposant davantage les contribuables aux revenus très élevés.

Taxation des plus-values en location meublée non professionnelle (LMNP)

Jusqu’à présent, les amortissements d’un bien loué en meublé étaient déductibles des revenus sans affecter le calcul de la plus-value lors de la revente. Désormais, ces amortissements seront déduits du prix d’achat, augmentant ainsi la taxation sur la plus-value lors de la cession du bien.

Exceptions : les résidences étudiantes et celles destinées aux personnes âgées ou handicapées ne sont pas concernées.

Cette réforme vise à rééquilibrer le marché locatif en évitant que les locations meublées à vocation touristique ne soient fiscalement plus avantageuses que les locations nues, contribuant ainsi à atténuer la crise du logement dans certaines zones tendues.

Exonération des dons familiaux sous conditions

Jusqu’au 31 décembre 2026, les dons d’argent à un enfant, petit-enfant ou neveu/nièce sont exonérés de droits de mutation dans la limite de :

  • 100 000 € par donateur et par bénéficiaire,
  • 300 000 € par bénéficiaire.

Condition : l’argent doit être utilisé dans les six mois pour l’achat d’une résidence principale neuve ou la réalisation de travaux de rénovation énergétique.

Ce dispositif vise à favoriser l’accession à la propriété et à encourager la transition écologique en incitant les familles à investir dans des rénovations énergétiques.

Reconduction du dispositif Loc’Avantages

Les propriétaires louant leur bien à loyer modéré sous convention avec l’Anah continueront de bénéficier d’une réduction d’impôt. Ce dispositif est prolongé jusqu’au 31 décembre 2027.

En fonction du type de convention signée, le taux de réduction fiscale varie :

  • Loc 1 (secteur intermédiaire) : réduction modérée,
  • Loc 2 (secteur social) : réduction plus avantageuse,
  • Loc 3 (très social) : réduction maximale.

En clair, plus le loyer proposé est bas, plus l’avantage fiscal est important. Ce dispositif contribue à répondre à la demande de logements abordables pour les ménages aux revenus modestes.

Attention aux éventuelles modifications !

Le projet de loi de finances fait actuellement l’objet d’un recours devant le Conseil constitutionnel. Des ajustements pourraient donc intervenir avant sa promulgation définitive par le Président de la République. Nous vous tiendrons informés des éventuelles évolutions.

 


Source: assemblee-nationale.fr/dyn/opendata/DECLANR5L17B0873-N0.html